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 Sévice/ PV Charlie Perkins

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Philip Morel
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MessageSujet: Sévice/ PV Charlie Perkins   Dim 24 Sep - 13:03



Philip & Charlie
©️ Never-Utopia





Lançant un autre regard dans la direction de sa cible, Philip ferma doucement son livre, l’abandonnant sur la table et il prit la direction de la cour extérieure, suivi de près par Daniel, qui avait été payé par celui-ci pour son silence. Elle n’en avait peut-être pas l’air, mais la famille Morel était bien plus aisée financièrement que la moyenne de la population et, bien que Philip eût entièrement les moyens de se la payer lui-même, les parents du jeune homme avaient insistés pour couvrir eux-mêmes les frais de l’université de médecine Pierre-et-Marie-Curie, une faculté spécialisée en médecine.


Il en était à sa sixième année universitaire (soit l’équivalent de sa première année de Doctorat au Canada) lorsqu’il avait rencontré Gina Martin, une jeune fille à l’allure douce et réservée au premier abord, mais celle-ci avait dévoilé sa personnalité plutôt rebelle et son caractère dominant après quelques mois de fréquentation. Ce n’était que pour satisfaire sa curiosité que Philip avait accepté de faire de la jeune femme sa septième conquête; il tenait à voir jusqu’où elle tiendrait grâce à sa forte personnalité. Ce fut à son grand plaisir qu’il l’observa se débattre dans ses filets pendant presqu’un an alors qu’elle tentait de faire fonctionner leur relation de tout son soûl, sans même remarquer la toile dans laquelle l’insecte qu’elle était pour Morel s’était prise.

Durant plusieurs mois, il avait poussé à la limite de ses capacités psychologiques Gina, commençant par la séparer de ses amis et de sa famille en lui soufflant les atrocités qu’il les avait entendu dire lorsqu’elle n’était pas présente tout en lui conférant tout l’amour dont elle avait besoin. Lorsqu’elle fut finalement isolée, il s’occupa en la torturant mentalement, la blâmant pour leurs problèmes de couple, et il se délecta de sa panique et de sa peur d’une potentielle séparation. C’était tout simplement exaltant de la voir se plier en quatre pour conserver cette relation des plus toxique, alors que Philip était la raison même de toutes ses souffrances.

La journée de l’arrestation de Philip, la jeune femme avait entraîné son amoureux dans un endroit calme, loin des oreilles indiscrètes, de sa propre faculté pour ne pas s’isoler complètement. Elle savait que son petit-ami avait des tendances violentes et qu’il n’apprécierait certainement pas leur rupture prochaine. C’était la raison pour laquelle ils se trouvaient au plus haut étage de la cage d’escalier en marbre du pavillon des sciences économiques, près de l’accès au toit du bâtiment lorsqu’elle lança avec rudesse tous ses défauts à la figure, lui recommandant fortement une rencontre avec un psychologue pour ses tendances manipulatrices.

Malheureusement pour elle, s’il y avait bien une chose que Philip ne supportait pas par-dessus tout, c’était bel et bien qu’on remette en question son image de garçon modèle et c’est dans un éclat de colère qu’il voulut punir Gina pour ses propos ridicules, la poussant par-dessus la rambarde de l’escalier, la laissant tomber vers une mort cruelle et prématurée. Ce fut son aller-simple pour l’asile de Poveglia, tachant à tout jamais sa réputation et lui garantissant une vie entière d’isolement, étiqueté comme dangereux dans une maison de fous.

Étant maintenant privé de presque toutes formes de divertissements, Philip n’avait d’autres choix que de se tourner les pouces en attendant la fin de ses jours, mourant déjà d’ennui. Daniel, le garde qu’on lui avait collé au derrière, n’aidait en rien sa lassitude. Fort heureusement pour lui, ou peut-être pas un sale tour du destin, il avait rencontré Charlie, jeune homme plein d’énergie, pur et quelque peu idiot sur les bords et son manque flagrant de réaction face aux gestes qui se voulait troublants de la part de Philip piquèrent sa curiosité.

Suite à leur premier match de «Go», Philip avait commencé à suivre et observer les moindres faits et gestes du jeune afin de comprendre son comportement, toujours aussi étranger à l’adulte. Doté d’une joie et bonne humeur à toute épreuve, Philip avait instantanément remarqué la popularité du jeune homme auprès du personnel de l’asile et des patients, retenant son statut de rayon de soleil de l’endroit, et il prit note que celui-ci avait clairement un traitement de faveur auprès certains employés.

Au fil de leurs autres matchs, Philip apprit que les parents biologiques de Charlie étaient décédés durant un braquage dans leur dépanneur, alors que le jeune garçon de trois ans était assoupi un étage plus haut. Par après, il fut adopté par un famille allemande, les Weissmüller, et par manque d’argent, sa famille du le vendre à l’asile pour se nourrir, promettant de revenir le chercher plus tard. Désormais coincé entre les murs de cette prison, il était devenu ami avec un certain Jihyun, qu’il semblait adorer avec une passion. Philip prit note que Charlie semblait légèrement déstabilisé lorsqu’il lui fit part de sa relation amoureuse avec l’autre jeune homme et qu’il semblait s’en remettre à Jihyun pour lui expliquer ses sentiments. Il se fit aussi ami avec une Emma et un James, frère et sœur, respectivement garde et cuisinier. La dame semblait avoir pris Charlie sous son aile, s’occupant de son bien-être et de sa santé et le protégeant de tous potentiels dangers. Pour pouvoir atteindre Charles, Morel allait devoir l’interpeller lorsque la garde ne serait pas dans les parages. Tant qu’à James, il avait été la première personne à approcher l’adolescent pour l’aider et le supporter alors que Charlie venait de perdre tout ce qu’il avait connu en un instant, mais le cuisto commença à changer lorsqu’il eut vent de la relation du jeune homme avec Jihyun, ressentant une jalousie sans fin envers l’autre jeune homme. Charlie sembla envahi par la tristesse lorsqu’il expliqua à Philip qu’il avait été quatre mois dans le coma, car James avait tenté de l’assassiner avec des somnifères. Philip prit soin de mémoriser l’intensité de ses émotions alors qu’il défendait la loyauté de son ami, ainsi que la douleur qui traversa ses yeux lorsqu’il expliqua que James était porté disparu. Stockant toutes ses nouvelles informations dans un coin de sa mémoire, Philip sentait que jouer avec les sentiments de Charlie serait un véritable plaisir pour lui et il avait l’intention de faire durer le plaisir aussi longtemps que possible.

Cependant, ce qui frappa le plus Morel fut de voir Charles déambuler dans les corridors, couvert seulement d’un boxer et d’un chandail bien trop grand pour lui, glissant de ses épaules, laissant ainsi apercevoir ses épaules nues et ses jambes définies, ce qui ne laissant point indifférent les pensionnaires de Poveglia. Le voyant sauter au cou des gardes avec son air innocent, vêtu de si peu, Philip modifia le statut de l’adolescent à pute de service.

Trois semaines s’étaient maintenant écoulées depuis leur rencontre et Philip avait officiellement prit Charlie en chasse, désirant connaître ses limites, ses tourments, ses points faibles pour briser sa lumière, sa joie de vivre, simplement pour satisfaire son ennui. Il avait bien sur échafaudé un plan, après avoir réalisé que ses sous-entendus et tactiques ne fonctionnaient pas sur l’adolescent, et il était prêt à passer à l’action, ayant déjà soudoyé Daniel pour qu’il fasse fit de la situation.

Suivant Perkins vers le boisé entourant le bâtiment, Philip se délectait de l’adrénaline qu’il sentait couler dans ses veines, alors qu’il attendait le moment opportun pour approcher l’adolescent. Daniel sur les talons, il suivi la petite boule d’énergie au travers de la forêt, l’observant cueillir des fleurs au pied des arbres, le laissant s’enfoncer dans la végétation, loin de qui que ce soit qui pourrait les interrompre.
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Charlie Perkins
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MessageSujet: Re: Sévice/ PV Charlie Perkins   Mar 26 Sep - 23:58

Plusieurs membres du personnel c’étaient arrêter pour parler au jeune Charles, lui disant tout de faire attention avec qui il parlait. Ce n’était pas nouveau pour l’enfant d’entendre ce genre de discours, c’était même très courant. Pourtant, ces derniers temps, ce discours semblait beaucoup plus fréquent. Il ne pouvait guère comprendre pourquoi tout cela arrivait tout d’un coup. L’adolescent enfila rapidement un chandail ample avant de se diriger vers la salle de divertissement pour une autre partie de « Go ».


Assis devant son adversaire, le Chinois répondait aux quelques questions de Philip, parlant de sa vie, des gens qui l’entouraient. Il ne savait pas exactement pourquoi l’homme voulait savoir ce genre de truc. Probablement parce qu’il voulait le connaitre mieux, devenir des amis? Dans la tête au jeune Allemand, ils étaient déjà des amis, mais peut-être que l’homme devant lui voyait les choses d’une autre façon. Cela ne le dérangeait pas, Perkins avait l’habitude d’appeler tout le monde « ami ». Il parlait donc de son passé à l’homme sans aucune retenue, à qui bon cacher certaines choses. Il est impossible de garder un secret dans cet endroit pareil, tout finit par se savoir d’une manière ou d’une autre.


Quelques jours passèrent depuis leur dernière rencontre. Charles avait été légèrement déçu d’arriver à la salle de divertissement et de ne trouver « leur table » vide, aucune trace de Philip. Cela ne prit pas de temps au jeune de trouver un autre partenaire de jeu. Il aurait bien aimé recroiser Philip, il était bien silencieux, mais c’est bien ce qu’il aimait, il se sentait réellement écouté par quelqu’un, pour une fois. Bref, il allait bien le recroiser un jour ou l’autre.


La série de tempêtes laissa enfin place à du beau temps. L’adolescent pouvait enfin reprendre un peu de soleil, il s’habilla en conséquence; petite shorts et un chandail descendant sur ses épaules. Il passa les portes de l’établissement, apprécie la chaleur du soleil. L’un des gardes qui surveillait les patients dans la cour approcha le jeune Chinois, lui souriant chaleureusement, heureux de voir l’enfant. Ils échangèrent quelques mots, c’est à ce moment que Charles mentionna à l’homme qu’il allait très probablement profiter du beau temps pour marcher dans le petit sentier dans la forêt. Une lueur d’inquiétude assombrit les yeux du garde. Il S’empressa de proposer au jeune homme de l’accompagner. Le garde savait très bien que plusieurs fous rôdaient autour, faisant Charlie leur proie. Pourtant l’enfant déclina l’offre du gardien, voulant un peu de temps seul.


Perkins partit alors vers la forêt tout en gambadant. Normalement, l’adolescent suivait le sentier, ayant peur de se perdre, mais cette fois-ci il ne put résister et alla cueillir des fleurs se trouvant plus creuses dans la forêt. Jihyun serait content d’avoir quelques fleurs, cela allait peut-être lui remonter le moral. Depuis que son meilleur ami avait perdu sa jambe, il semblait plutôt dépressif, et Chat voulait lui redonner le sourire. Il n’aimait point voir son meilleur ami dans cet état, il ferait tout pour cet homme.


Il ne remarqua guère à quel point il s’était éloigné du sentier, et encore moins que deux personnes le suivaient. C'est seulement lorsqu’il entendit un craquement derrière lui qu’il se retourna pour voir Philip et son garde. Il courut dans les bras de Daniel, le serrant fort, heureux de voir son ami. Bizarrement l’homme le serra fort contre lui, plus qu’à la normale. De plus, lorsque Charles lui envoya un grand sourire après l’accolade, le garde semblait le fuir du regard, et le sourire qu’il lui avait donné en retour semblait drôlement triste.


-Tu ne te sens pas bien Daniel? Peut-être que tu as besoin de repos?


Il offrit les fleurs au garde, espérant que celui-ci se sent mieux. C’est à ce moment même que le regard de l’enfant se déposa enfin sur l’autre patient, Philip. Il ne put s’empêcher de lui offrir un grand sourire. Après quelques semaines sans le voir, sans jouer au Go, cela faisait drôlement de bien d’être à ses côtés.


-Ça fait longtemps qu’on sait vu Philip! Tu étais occupé?


L’atmosphère semblait tendue, d’une certaine façon. Peut-être que les deux hommes avaient eu un argument, cela pouvait expliquer cette tension. Il ne se doutait guère de ce qui allait se passer. Il tourna le dos aux deux hommes pour continuer à cueillir d’autre fleur, vu qu’il avait donné les autres à Daniel. Il faisait entièrement confiance aux deux hommes, c’était bien pourquoi il ne portait guère attention à ce qu’ils faisaient. On lui avait souvent répété de ne jamais faire dos à quelqu'un dans cet asile, car on ne pouvait jamais prévoir ce qu’ils pouvaient faire.


La seule chose que Charles trouvait bien étrange, mis à part l’atmosphère, était bien que Daniel était silencieux. Ce n’était pas nouveau de la part de Philip, cet homme était un vrai film muet. Est-ce que le garde était fâché contre lui? Cela pourrait explique sa froideur… Ce qu’il ne savait pas c’était bien que Daniel regrettait déjà ce qui allait se passer, et était bien incapable de regarder l’enfant dans les yeux.
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MessageSujet: Re: Sévice/ PV Charlie Perkins   Mer 27 Sep - 12:39

Le cœur battant la chamade, le souffle court, les mains moites. Philip n’avait jamais rien senti de tel durant ses 25 années de vie et, bien qu’il ne sût pas comment faire face à ces nouvelles sensations, il ressentait un besoin primitif de se laisser guider par son instinct. Le regard rivé sur la peau exposée de Charlie, il fut incapable de comprendre ne serait-ce qu’une simple syllabe de ce que l’adolescent venait de prononcer, ne désirant que satisfaire le désir persistant qu’il ressentait presqu’à son pic d’intensité.



Prenant une profonde inspiration, Morel jeta un coup d’œil à son garde, s’assurant que celui-ci ne l’interromprait pas. Daniel fixait le sol de la forêt avec insistance, clairement inconfortable et regrettant amèrement l’argent qu’on lui avait donné, mais l’adulte d’une quarantaine d’années avait donné sa parole à Philip, vendant ainsi le corps d’un jeune gamin innocent à un prédateur qui cherchait à jouer avec sa proie avant de l’achever.



Le jeune homme se retourna vers Charlie, sachant désormais que rien ne pourrait l’arrêter. Il avait étudié le parcours des divers employés qui gardaient l’asile et aucun d’entre eux ne passaient dans ce coin si reculé. Il avait toutefois noté l’inquiétude du garde qui avait proposé sa protection à l’adolescent et Philip savait qu’il ne pouvait pas se permettre de trainer. C’était maintenant ou jamais.



Au moment où il allait faire un pas dans la direction de Charles, l’adulte eut un moment d’hésitation, une petite voix lui disant que son action était irraisonnable, qu’il ne devait pas se laisser envahir par ses désirs, qu’il devait penser rationnellement comme il l’avait toujours fait … Au diable la raison! Philip sentait qu’il deviendrait fou s’il ne se permettait pas de s’accaparer Charlie bientôt et il penserait aux conséquences de ses actions plus tard.



Faisant ce premier pas fatidique, le jeune homme fit le vide complet de son esprit, ne pensant plus qu’au jeune garçon accroupi en train de terminer son bouquet. Il s’approcha lentement de lui, comme un lion s’approche de la gazelle à son insu, et il s’arrêta à quelques pieds de lui, l’adrénaline coursant dans ses veines. Tendant la main vers sa peau aussi dorée que le miel frais, à l’allure aussi douce que le satin, Philip savoura les frissons qui s’érigèrent sous le léger contact de ses doigts, sentant son cœur rater un battement. Il ne put s’empêcher de glisser ses doigts dans ses cheveux bruns, appréciant les mèches soyeuses glissant contre sa main, mais elles lui échappèrent lorsque Charlie se retourna vers lui, l’air surpris, mais surtout confus.



Les deux hommes se fixèrent pendant quelques secondes, le regard habituellement froid de Philip luisant d’une passion qui lui était inconnue. Ses traits si fermes et durs s’étaient adoucis, mais ses muscles étaient visiblement tendus, prêt à attaquer à tout moment. Ce moment d’inaction sembla durer des heures pour Morel, alors qu’il enregistrait chacun des détails du corps de l’adolescent, à commencer par sa taille svelte jusqu’à ses yeux marrons brillant de questionnement, sans oublier ses lèvres aussi roses et veloutées qu’une pêche. Le chinois était d’une beauté à couper le souffle.



Philip n’en pouvait plus, le jeune homme lui faisait perdre la tête. Charlie devait lui appartenir, maintenant.



Réduisant la distance qui les séparait, Philip poussa brutalement l’adolescent contre le sol, ne faisant guère attention à l’inconfort de celui-ci, et il plaqua ses poignets au sol de chaque côté de sa tête, l’immobilisant grâce au poids de son corps. L’adulte se jeta sans perdre une seconde sur son cou, prenant un instant pour se délecter de l’odeur que dégageait le gamin avant de doucement mordiller sa peau lisse, léchant par la suite les parties ayant pris une teinte rougeâtre.




Sans crier garde, Philip planta ses dents à la jonction de la clavicule et de la gorge de Charles, serrant la mâchoire jusqu’à ce que le goût du sang lui envahisse la bouche, enivrant tous ses sens et le cri de Charlie sonna comme de la musique à ses oreilles.
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MessageSujet: Re: Sévice/ PV Charlie Perkins   Jeu 28 Sep - 19:36

L’enfant ne put empêcher les frissons de grimper sur son corps au léger contact de ce qui lui semblait être des doigts. Ce n’est pas comme s’il pouvait réellement contrôler ce genre de réaction. Ses soupçons sur la nature de cette caresse se dissipèrent rapidement lorsqu’il sentit une main plonger dans ses cheveux. Charlie se retourna aussitôt vers cette main étrangère. Il fut plus que surpris de voir Philip aussi près de lui. Il ne comprenait évidemment pas pourquoi l’homme agissait ainsi. Dans l’esprit du jeune adolescent, Morel était bien la dernière personne dans cet asile à lui donner de l’affection.


Normalement, Chat aurait aimé ce genre d’attention, il aimait que les gens le caressent et jouent dans ses cheveux. Bizarrement avec Morel, tout semblait différent. Le gamin se sentait inconfortable. Le simple fait de voir une émotion dans les yeux, normalement sans vie de Philip l’angoissait. Ce n’était pas ce genre d’émotion intense qu’il aurait aimé voir, au moins il savait que l’homme ne venait pas d’une autre planète, même si cela aurait été génial!


-Ph-philip? –Chuchota-t-il sans même savoir si l’homme pouvait l’entendre.


Puis tout se passa vite, trop vite. L’adolescent ne comprenait pas ce qui se passait. Il se retrouvait maintenant au sol, le corps de Philip contre le sien. Le jeune supplia l’homme d’arrêter lorsqu’il sentit les dents et la langue de son « ami » attaquer son cou. Un cri de douleur échappa ses lèvres, résonnant ainsi dans toute la forêt. Morel venait de le morde jusqu’au sang, pourquoi est-ce que Daniel restait là à ne rien faire? Le gamin essayait de se déprendre du mieux qu’il pouvait, mais en vain. Il criait au garde de venir l’aider, mais celui-ci restait de pierre. Avait-il fait quelque chose de mal pour mériter tout cela? Les joues de Perkins étaient couvertes de larmes, il criait à s’en arracher les poumons, espérant que quelqu’un vienne l’aider. Ses eux amis venaient de le trahir, et ne pouvait guère compter sur Daniel. Tout cela devait être de sa faute… Il n’y avait pas d’autre explication…


///


Charles était couché au sol, recroquevillé sur lui-même. Il n’avait point quitté le lieu de l’attaque, incapable de bouger le petit doigt. Daniel et Philip l’avaient quitté depuis plus d’une heure. Chat pleurait toujours, ne comprenant pas ce qui venait de se passer. Il se sentait coupable, mais pourquoi?



Le soleil commençait lentement à se coucher et l’air se refroidissait, pourtant le gamin n’avait toujours pas bougé de sa place. Il savait qu’il serait sage de retourner à l’Asile avait que la nuit tombe, avant que la forêt soit complètement engloutie par le noir. Pourtant l’adolescent n’avait pas le cœur à cela, il n’avait plus de force ayant pleuré jusqu’à l’épuisement. De plus, tout son corps lui faisait atrocement mal, l’empêchant ainsi de bouger.


Le Chinois n’entendit même pas les pas des gardes se rapprochant de lui. Deux gardiens retrouvèrent enfin le jeune patient, après l’avoir cherché pendant des heures. L’un des hommes couvrit le corps de Perkins avec une grande et chaude couverture et le prit dans ses bras. Les deux hommes échangèrent un regard, tous deux ayant deviné ce que le jeune avait subi. Ils le ramenèrent à l’infirmerie pour soigner ses blessures. Charles avait fini de se plaindre, de toute manière il ne pensait pas qu’il restait assez d’eau dans son corps pour pleurer à nouveau.
Le gamin était maintenant étendu dans l’un des nombreux lits se trouvant dans la salle.

Bizarrement, tout semblait le regarder, comme s’ils étaient au courant de ce qui s’était passé, comme s’il était un animal dans un zoo. Charlie avait honte, honte que ça lui était arrivé. Cela ne prit même pas trente minutes qu’Emma était déjà aux côtés de Charles. Le chinois n’écoutait pas ce que la garde disait, perdu dans ses pensées. Est-ce qu’il avait rêvé tout cela? Tout semblait si irréel. Ce n’est seulement lorsque le silence remplit la pièce et Charlie réalisa que la femme lui avait probablement posé une question. Il détourna le regard vers Emma, lui demandant silencieusement de répéter ce qu’elle venait de dire.


-Qui t’a fait cela?



Philip. Philip Morel. Ce nom lui brulait les lèvres. Pourtant il ne trouvait guère la force de lui dire. Il avait honte que c’était cet homme qui avait abusé de lui. Elle allait probablement lui dire qu’il le méritait dans ce cas… Allait-elle lui dire une chose pareille? OU était-ce simplement un scénario absurde qui jouait en boucle dans son esprit. Une chose était sûre, si la femme avait la main sur le nom de son agresseur, il était un homme mort. Il ne voulait pas être celui qui condamnait un homme à une mort certaine. Non. Il allait garder l’identité de l’homme secret. Il se contenta de fixer le mur devant lui de nouveau, et garda le silence.
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MessageSujet: Re: Sévice/ PV Charlie Perkins   Ven 29 Sep - 10:37

Le retour vers sa chambre avait été des plus éprouvants. Philip ne cessait de se tourmenter l’esprit, se posant la même question sans fin et sans réponse depuis des heures. Pourquoi s’était-il laissé emporter par … par ces sensations, ces émotions irrationnelles que Charlie avait éveillées en lui? Il n’en avait pas la moindre idée et, franchement, cela l’effrayait. Pourtant, Philip n’avait jamais peur, il avait toujours été maître de lui-même et il n’avait jamais laissé quoique ce soit ou qui que ce soit avoir un peu de contrôle sur son être.

Alors, comment avait-il fait pour perdre le contrôle de la situation?

L’homme ne comprenait pas. Depuis qu’il avait rencontré Charles quelques semaines plus tôt, il sentait ce besoin irrépressible de le voir, de le suivre et de l’écouter. Il s’était contenté de leurs parties de Go au départ, agréablement surpris par le talent du jeune, et il acceptait, voir presqu’appréciait, de perdre si c’était pour jouer contre une personne si douée. L’on aurait pu dire qu’il s’était épris de ce défi qu’il n’avait su triompher de. Pourtant, après l’un de leurs nombreux matchs quotidiens, le français se surprit en pleine filature, prenant note de tout ce que l’adolescent faisait. Il mit cela sur le compte de son manque de divertissement, mais il ne put empêcher ce sentiment de malaise de naître au fond de lui. 

Comment avait-il fait pour perdre le contrôle de la situation?

Il avait marché durant des heures sur les sentiers de la forêt, ne retournant à l’intérieur de l’asile que lorsque le soleil disparu à l'horizon, laissant dans le ciel de magnifiques teintes violacées. Le vent s’était fait très calme, glissant doucement au travers de ses cheveux, et la délicieuse odeur de la mer se faisait sentir. N’importe qui aurait trouvé cette soirée simplement parfaite pour traîner à l’extérieur, mais pas Philip. Sans même s’en rendre compte, l’adulte avait atteint sa chambre au troisième étage, ayant passé quelques gardes se préparant pour leur quart de travail nocturne, et il fixa le métal de sa porte durant quelques instants. Ce ne fut que lorsqu’il tendit la main pour l’ouvrir qu’il fut tiré de ses pensées par une voix.

-Tu es un monstre. Philip se retourna vers Daniel, qui le fixait, le regard haineux et plein de remords. Charlie ne méritait pas une telle souffrance. C’est un gentil garçon, au cœur pur, qui n’a jamais fait quoique ce soit de mal! Il ne mérite pas d’être ici. Il est … était innocent. Des larmes perlèrent aux coins des yeux du garde, alors que sa voix se brisait. Je ferais n’importe quoi pour revenir en arrière et t’empêcher de commettre cet acte. J’avais besoin d’argent pour payer les traitements médicaux de ma fille, mais cela est loin de valoir la souffrance de Charlie. Je n’aurais jamais dû …et toi, que t’a-t-il fait? Qu’est-ce qui a bien pu faire pour s’attirer tes foudres?!

La voix de l’homme résonna dans le corridor où deux autres gardes se tenaient, l’un d’entre semblant les écouter d’une oreille distraite, l’autre les ignorant complètement. Ce n’était pas la première fois qu’un des détenus se faisait réprimander pour une raison x. Dan fixa le jeune homme, sa rage grandissant à chaque seconde de plus où Philip restait muet.

-Mais vas-tu répondre à la fin?! Quelques secondes s’écoulèrent avant que l’homme ne lève les bras en l’air en signe de défaite. J’aurais dû me douter que je ne recevrais pas de réponse. Tu n’es vraiment qu’un monstre.

Daniel tourna les talons et quitta le couloir en trombe, le bruit de ses bottes résonnant sur les murs, laissant Morel seul devant sa chambre. Celui-ci ne tarda pas à y entrer, se laissant envahir par ses pensées une fois de plus.

Comment avait-il pu à ce point perdre le contrôle de la situation?

Prenant le temps de se changer, se couvrant d’un t-shirt et d’un short, l’homme s’assied sur sol froid de sa chambre, la seule lumière de la pièce, les néons jaunes suspendus au plafond, s’éteignant après quelques minutes, signalant le début du couvre-feu. Enveloppé d’un noir complet, le français ferma les yeux, se remémorant la scène de ce midi. Il se souvenait de la panique dans les yeux bruns de Charles alors que Morel le poussait au sol. Il se souvenait de la tension dans ses bras fermes lorsque Morel s’appuya contre lui, tentant vainement de le repousser. Il se souvenait de ses cris, ses hurlements qui semblaient si doux à ce moment. Ce n’était plus que de déchirants appels à l’aide qui résonnaient dans sa tête à présent et il n’arrivait pas à les faire taire. Il n’avait pourtant pas réagi, laissant le jeune homme se débattre, alors que lui se noyait dans son propre désir. Il avait bien remarqué que Charlie avait été loin d'agir comme une pute et il se doutait maintenant qu'il avait prit la virginité de l'adolescent.

Comment avait-il pu perdre le contrôle de la situation?

Soupirant de frustration, Philip eut une pensée pour leurs matchs de Go. Il était clair que Charlie ne reviendrait pas le voir, ayant clairement souffert durant ces événements, et il ne put s’empêcher de se dire que ces moments allaient lui manquer. Il aurait bien voulu continuer de jouer, mais bien qu’il n’ait aucune empathie pour ses congénères, Morel n’était pas stupide non plus. Il savait pertinemment que le chinois venait de vivre un trauma et qu’il était la cause de sa douleur.

Soupirant de nouveau, l’ennui que cette situation lui procurait fit naître une certaine chaleur au niveau de son torse, signe d’une colère naissante, envahissant tranquillement son corps et le laissant bouillonnant de rage. Même les carreaux glacés du sol n’arrivaient pas à le calmer. Rapidement sur ses pieds, Philip se mit à faire les cent pas, essayant de comprendre la raison de sa soudaine rage, n’en arrivant qu’à une seule conclusion qui ne lui plaisait guère.

Philip avait toujours envie de se tenir autour de Charlie et c’était de sa faute s’il allait le perdre.

Prit d’un élan de rage, l’homme se mit à frapper violemment la commode qu’il s’était procuré afin de contenir ses vêtements et il lança tous les objets qu’il avait à portée de main aussi fort qu’il le pouvait à l'autre bout de la pièce. Confus et troublé, Philip s’appuya contre le mur, se laissant glisser jusqu’au sol, prenant sa tête entre ses mains et il resta immobile, attendant de se calmer sans briser quoique ce soit d’autre dans la pièce.


Comment avait-il pu ainsi perdre le contrôle de la situation?
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